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Zorro, le musical : Suite et fin

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Qu’est-ce que c’est difficile de trouver du temps pour blogger… C’est difficile de se rendre compte combien ça pompe de temps et d’énergie d’écrire un article. J’en serais presque à comprendre pourquoi le journalisme d’investigation est en train d’agoniser

Tout ça pour dire que j’ai du publier deux critiques sur Musical Avenue ces derniers jours, pour Zorro dont je vais parler dès que j’aurai arrêté de me plaindre, et pour le somptueux spectacle Otango, que je vous invite à découvrir s’il passe près de chez vous. Pour écrire ce genre d’articles, il faut faire un travail d’investigation pour fouiller un peu le passé des artistes, qu’ils soient sur scène ou dans l’équipe créative, éventuellement trier et retoucher des photos, écrire un texte relativement construit et fouillé. Une critique comme celle de Zorro prend à un amateur comme moi quatre à cinq heures, tout compris. C’est fou quand on y pense. Enfin, quand on aime…

Zorro côté presse

Si vous êtes une lectrice ou un lecteur assidu(e) de ce blog, les quelques articles sur Zorro n’ont pas pu vous échapper. Je vous ai parlé du premier showcase, du deuxième showcase, des répétitions, du livre d’Isabel Allende… Je note d’ailleurs avec plaisir que la production a remplacé « basé sur le roman d’Isabel Allende » par « inspiré du roman d’Isabel Allende ». Étant a priori le seul sur la toile à m’être ému de l’abus de langage tant les histoires sont différentes, j’aime croire que j’y suis pour quelque chose, d’autant que j’ai titillé Stephen Clark (l’auteur) et Sandrine Mouras (la DG de Stage Entertainment France) sur ce point précis. Même si je constate avec une relative déception qu’aucun média ne s’est gêné pour reprendre l’affirmation abusive (par exemple Chérie FM), ce qui prouve que la lecture du livre n’a pas constitué un passage obligatoire…

Durant cette aventure, j’ai eu l’occasion d’interviewer quasiment tous les protagonistes de la création de ce musical, ainsi que les acteurs principaux. De Christopher Renshaw, metteur en scène du spectacle, à Rafael Amargo, fantasque chorégraphe, en passant par Stephen Clark (livret et paroles), Eric Taraud (adaptateur), Sandrine Mouras, et les acteurs Laurent Bàn (Diego/Zorro), Liza Pastor (Luisa), Géraldine Larrosa (Inez), Benoit de Gaulejac (Garcia), Yan Duffas (Ramon) et le fameux Georges Beller (Don Alejandro/narrateur). J’ai même eu John Gertz, le PDG de l’entreprise qui gère la marque « Zorro » dans le monde.

Couvrir ce genre d’évènement avec ce niveau de détails est passionnant. Travailler avec une attachée de presse de la qualité de Blanche-Aurore Duault est extrêmement agréable, tant elle est compétente, disponible et sympathique. Mais au-dessus de tout ça, j’ai pu entrer un peu dans les coulisses de la création, comprendre comment un tel projet se met en place, à travers les yeux de ceux qui y ont mis leur passion et leur énergie. Pour ne rien gâcher, ils sont tous très sympathiques.

J’ai même joué au paparazzi à la soirée de première, mais ça j’aime beaucoup moins. Malgré tout, plein d’abnégation, j’ai pris en photos les « people », de Jamel Debbouze, que j’attendais plus sur un concert de 50 cent que sur Zorro, à Patrice Laffont, en passant par Laurent Gerra, Philippe Candeloro, Shirley et Dino, Gérard Holtz et même Sylvie Vartan ou encore Kamel Ouali. Bref, passons…

Et le spectacle ?

J’y suis enfin allé le 12 novembre dernier. Je ne vais pas reprendre la critique déjà parue sur Musical Avenue, ça n’aurait aucun sens. Pour résumer, j’ai pris une énorme claque. Après celle du Roi Lion, je pensais avoir tout vu, mais alors ça…

Si je veux être complètement honnête, je dois bien reconnaitre que selon moi les chansons ne constituent pas l’atour majeur du spectacle, à part peut-être L’homme derrière le masque, interprétée par Liza Pastor. En même temps, je ne m’attendais pas à une révolution musicale avec les Gipsy Kings. En gros, ce n’est pas la musique des Misérables… mais ça se défend.

L’album du spectacle est d’ailleurs globalement décevant, les chansons manquant cruellement de rythme et de puissance en comparaison avec les versions scéniques. J’ai du mal à comprendre ce besoin « d’adapter les chansons à la radio », celles du spectacle convenant très bien. « Bamboleo » voit par exemple ses paroles revues et corrigées dans le single, pendant qu’ « Une autre bière », pathétique sur l’album, fonctionne parfaitement sur scène.

Cependant, globalement, l’adaptation d’Eric Taraud est fidèle, et les chansons passent très bien sur scène, s’intégrant totalement à l’histoire (à part peut-être « Djobi, Djoba » qui tombe un peu comme un cheveu sur la soupe). Quant aux chorégraphies flamenco de Rafael Amargo, si j’avais peur de saturer, j’ai été totalement conquis.

Mais la raison pour laquelle il faut ABSOLUMENT aller voir Zorro aux Folies Bergère, c’est pour la mise en scène. Cascades, tours de prestidigitation, combats à l’épée, décors, costumes : on a l’impression d’être au cinéma, sauf qu’ils le font devant nous pour de vrai, c’est magique. On en prend plein les mirettes pendant 2h30, et on souhaite tout, sauf que ça s’arrête ! Je pense pouvoir affirmer qu’on a jamais vu ça dans l’Hexagone.

L’histoire est également intéressante et bien construite. C’est une nouvelle histoire de Zorro, et ce n’est pas pour nous déplaire. Les rebondissements sont bien ficelés, et finalement la narration est bien moins conventionnelle qu’il n’y parait. Le récit est sans concession pour ses personnages, et certaines séquences dégagent même une forme de violence assez éloignée de l’esprit de la série Disney (mais qu’on ne s’inquiète pas, les clins d’œil y sont tout de même très nombreux).

Le tout, servi par des acteurs pour moitié issus du théâtre pur, les autres étant des artistes pluridisciplinaires. En particulier, Yan Duffas, dans le rôle du méchant, est exceptionnel. Je n’avais jamais vu une prestation théâtrale de ce niveau dans une comédie musicale, en tout cas en France. En plus, Yan est très sympathique, et il m’a avoué qu’il aurait voulu chanter davantage dans le spectacle (il n’a qu’une comptine).

Que dire de Laurent Bàn, Liza Pastor ou Géraldine Larrosa ? Exceptionnels tant dans le jeu, qu’en chant et qu’en danse, avec une mention spéciale à Laurent qui ne ménage pas ses efforts, puisqu’il effectue lui-même ses acrobaties. Benoit de Gaulejac et Georges Beller, hommes de théâtre, sont parfaits.

Enfin, les membres de l’ensemble constituent un groupe de très haut niveau. J’avais été très déçu du casting du Roi Lion, avec Zorro, je n’ai absolument rien à redire. Ils sont tous irréprochables. Et dire que comme nous sommes au début, ils ne maitrisent pas encore totalement leurs personnages… Si l’évolution est aussi flagrante que pour Cabaret dans la maîtrise, j’ose à peine imaginer ce que ça me fera de revoir le spectacle un peu plus tard, ça va être extraordinaire ! Ça se joue au moins jusqu’en avril, avec possible prolongation, voir tournée…

Sur ces belles paroles, je vous laisse, et vous encourage vivement à aller voir ce spectacle qui réconciliera même les plus farouches adeptes du « j’aime pas trop les comédies musicales », car ils vont enfin découvrir ce qu’est le théâtre musical, le vrai, celui que j’aime. Merci Stage Entertainment, et continuez comme ça ! A suivre en 2010, la création de Mamma Mia en Français. Je n’ose même plus être sceptique…

Crédits photos : Musical Avenue

Les Misérables au cinéma : notre casting de rêve

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Je publiais l’information récemment sur Musical Avenue : une de mes comédies musicales préférées, à savoir Les Misérables, d’Alain Boublil et Claude-Michel Schönberg fait l’objet d’un projet d’adaptation cinématographique. Cameron Mackintosh, instigateur de la version londonienne, aurait donc signé avec le studio anglais Working Title pour une sortie dans les salles obscures à l’horizon 2012.

Les Misérables au cinéma, ce ne serait pas vraiment une première, mais pour la comédie musicale, si le film est réussi à l’instar des Chicago, Hairspray et autres Mamma Mia , ça serait le moyen idéal d’entrer définitivement dans la postérité.

Avec ma chérie, qui devrait publier son premier article Baz’Arts d’ici quelques semaines (et il est temps), nous nous sommes pris à imaginer un casting pour ce film, en ne s’interdisant aucun acteur. A part pour ceux qu’on a déjà vu dans des comédies musicales, on ne s’est pas vraiment soucié de la capacité en chant, mais les acteurs hollywoodiens peuvent tout faire, c’est bien connu. D’ailleurs, Rosario Dawson, qui avait hérité du rôle de Mimi dans le long métrage tiré de Rent nous a prouvés que bien chanter n’était pas une condition nécessaire. Après, il faut reconnaitre que pour Les Misérables, c’est quand même mieux d’être un peu chanteur…

Ça donnerait la troupe suivante :

  • Jean Valjean : Hugh Jackman (qui a joué pas mal de musicals sur scène)
  • Javert : John Malkovich
  • Marius : Ewan Mc Gregor (Moulin Rouge, et Guys and Dolls à Londres)
  • Fantine : Uma Thurman (The Producers)
  • Eponyne : Halle Berry
  • Cosette : Renée Zellweger (Chicago)
  • Enjolras : Matt Damon (sinon Brad Pitt ou Johnny Depp, en cas d’indisponibilité, et éventuellement Will Smith pour les quotas)
  • Les Thénardier : Robin Williams et Meryl Streep (Mamma Mia)

Il faut bien reconnaitre que les acteurs américains ont pour la plupart un sacré bagage dans le domaine, ça fait partie de leur culture. Après un petit apéro (il fallait au moins ça), le fantasme est devenu délire complet sur la très hypothétique version française du film. Au niveau du chant, là par contre on est sûr, ça risque d’être relativement catastrophique. Le constat est terrible, mais à part Patrick Bruel (qu’on a pas réussi à placer), on manque quand même d’acteurs/chanteurs en France… Je ne vois aucune actrice française chanter « J’avais rêvé », la plupart étant vocalement des clones de Zazie et Carla Bruni en termes de puissance. Il faudra partir sur du playback (comme sur La môme) si on veut des stars, mais ce n’est pas grave  :

  • Jean Valjean : Vincent Lindon, ou le Gérard Depardieu d’il y a 30 ans
  • Javert : Jean Reno
  • Fantine : Karin Viard
  • Eponyne : Cécile de France
  • Marius : Guillaume Canet
  • Cosette : Mélanie Laurent
  • Enjolras : Clovis Cornillac, qui poussait la chansonette dans le très joli Faubourg 36. Pour Les Miz, ça risque d’être juste, néanmoins.
  • Les Thénardier : Jean-Paul Rouve et Yolande Moreau (ceux-là, on en est fiers)

Conclusion, rien de tout cela n’est possible. En terme de budget, ça ferait un peu trop mal pour les Anglais… Pour les Français, je recommande plutôt de prendre de jeunes artistes talentueux, c’est moins cher, et le résultat sera bien meilleur. Julien Salvia, Yoni Amar, Stéphane Métro, que j’ai vus à Lausanne dans la version française des Misérables seraient un excellent début !

Par contre, au niveau des recherches Google pour mon blog, je pense qu’un article qui contient tous ces noms prestigieux va faire exploser les statistiques ! Pour le moment, il faut reconnaitre que ce sont les articles sur Zorro, la comédie musicale, qui génèrent un paquet de trafic. Vu l’actualité, avec la première de gala qui a eu lieu le 5 novembre dernier, c’est assez compréhensible. En ce qui me concerne, je vais voir le spectacle jeudi, et j’ai super hâte.

Concernant Les Misérables, je vais me consoler de ces doux rêves de casting en allant voir la tournée anglaise du spectacle qui s’installera au théâtre du Châtelet au printemps prochain. Pour les moins de 28 ans qui ne le sauraient pas, le théâtre propose une carte jeunes à 15 € qui permet d’obtenir des places en catégorie 2 au tarif de 20 € pour certaines dates sur tous les spectacles. Rappelons au passage que la place en catégorie 2 coûte aux alentours de 80 €. Cette saison, outre Cosette, on retrouvera aussi La Mélodie du Bonheur, A little Night Music et Magdalena (que je ne connais pas) en comédies musicales, mais n’oublions pas que le Châtelet propose également des ballets, opéras et autres concerts classiques.

La dérive de l’information

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Histoire de faire mieux en octobre qu’en août et en septembre réunis, voici un petit article de politique, pour changer un peu de Zorro et des comédies musicales en général. Vous noterez que je n’ai pas parlé du conflit au Proche-Orient depuis un moment, non pas que ça ne m’intéresse plus, mais il ne s’y passe rien de macroscopiquement intéressant. Des tractations, des rumeurs, des attaques verbales, mais aucun changement significatif. Ce n’est pas grave, en France, il y a toujours du grain à moudre. Aujourd’hui un petit article sur les dérives du journalisme.

Jean-François Kahn : du journalisme à l’opposition

Je regardais récemment un débat télévisé sur France 3, qui concernait le bilan à mi-mandat du président Sarkozy. Etaient invités un certain nombre d’intellectuels, un magistrat et… Jean-François Kahn. Ex-journaliste et patron du torchon de l’hebdomadaire Marianne, il s’est récemment reconverti dans la politique en s’engageant pour les élections européennes dans un parti minoritaire déjà dépassé : Le Modem, avec le succès que l’on connait. Jeune, il était adhérent au parti communiste et c’est assez naturellement qu’il s’est farouchement opposé au candidat de l’UMP aux dernières élections présidentielles, alors qu’il était directeur de Marianne.

Sans grande surprise lors de ce débat, il s’est donc soigneusement appliqué à dézinguer le bilan du gouvernement. J’ai donc découvert avec un relatif étonnement que l’ex-journaliste a joyeusement franchi le pas de la politique politicienne, avec une façon de discourir tout à fait significative. Prenez  un zeste de clichés, une pincée de raccourcis démagogiques, une cuillère à café de mensonges par omission, quelques kilos d’affirmations non-argumentées, une louche de critiques non constructives et surtout, un puits de désinformation, et vous obtenez le Kahn nouveau. Yes, he Khan !!!

Selon lui, bien entendu, le président Sarkozy n’a, à l’instar de Raymond Domenech selon Christophe Dugarry, rien fait de bien. Déjà, cette position tranchée est pour le moins douteuse. Il n’a pas engagé les « bonnes » réformes, et pire, il a commis de graves erreurs. Reconnaissant tout de même que la crise n’est pas uniquement liée à l’action gouvernementale, il affirme que les inégalités ne font que grandir en invoquant le bouclier fiscal, qui est une erreur, selon lui. Je ne vais pas m’appesantir sur les sujets débattus, parce que l’on peut être d’accord ou pas en argumentant, mais on sent dans ses postures une haine assez viscérale du personnage, mais surtout un manque d’humilité étonnant.

Ce monsieur, licencié d’histoire, n’a aucun scrupule à donner des leçons d’économie et de fiscalité, comme si c’était son domaine de compétences, reprenant les raccourcis classiques et très démagogiques du « toujours plus pour les riches, rien pour les pauvres ». Parlons du bouclier fiscal, mais pas du RSA. Et bien sûr, la défiscalisation des heures supplémentaires est une erreur, puisque que « tout le monde le dit ». Pour quelqu’un qui a étudié l’histoire, invoquer la raison du plus grand nombre qui a causé tant d’erreurs par le passé est plutôt cocasse.

J’ai d’abord pensé qu’il s’agissait d’une posture politique. En regardant l’émission, j’ai compris qu’il s’agissait en fait aussi d’un mélange de  malveillance, d’ignorance et de simplicité d’esprit. Si l’ensemble des journalistes fonctionne comme Jean-François Kahn, je comprends mieux la crise journalistique actuelle, caractérisée par la défiance grandissante des Français vis à vis des journalistes (42 % considèrent qu’on ne leur dit pas la vérité selon un sondage TNS Sofres du début de ce mois d’octobre).

De l’information à la sensation

Soi-disant à cause d’internet, les médias sont légitimes à ne plus faire de vraies enquêtes de terrain, à ne plus vérifier leurs informations et surtout à confirmer une transformation lente mais malheureusement inéluctable de la presse d’information en presse à scandale. Lancer ou alimenter des « polémiques » (le nouveau mot préféré des journalistes) est devenu l’objectif central des journalistes d’information. Il ne s’agit plus d’informer, mais de choquer, de créer la sensation (Pascal Sevran en a récemment fait les frais). Un petit exemple ?

La case du midi sur la chaîne Canal + a évolué ces trois dernières années. Après l’arrêt malheureux de l’émission En aparté de Pascale Clark, Samuel Etienne a créé l’Edition spéciale, qui a suscité chez moi un sentiment contrasté. Néanmoins, à la fin de la première et unique saison de l’animateur passé désormais sur France 3, je dois reconnaitre que celle-ci fonctionnait plutôt bien, avec Ariel Wizman, croustillant, Nicolas Domenach, intéressant, et Anne-Elisabeth Lemoine, inutile. Elle illustre parfaitement cette dérive vers la recherche du buzz à tout prix. Pourtant diplômée du Celsa (École des hautes études en sciences de l’information et de la communication), ça ne l’empêche pas de donner dans le Paris-Match et compagnie. Avec Samuel Etienne, cet aspect de « l’information » restait toutefois marginal, au profit d’une émission enrichissante.

Bruce Toussaint a repris le flambeau, et là, c’est le drame. Introduisant le concept qui en dit long de « polémique du jour » (comme s’il fallait absolument une nouvelle polémique tous les jours !), ainsi que le fameux « cook & mix » (ou comment changer un temps de recette de cuisine en lamentable bataille de bouffe sur de la house), le contenu de l’émission surfe sur les buzz du moment, se plaçant dans la condamnation simpliste, sans enquête, en s’appuyant sur les sms des mécontents. Le sommet de l’inepte revient sans contestation à Daphné Bürki, la fameuse spécialiste des tendances. Son rôle est simple : soit elle présente le top 10 des vidéos youtube les plus vues, soit elle présente sur son fameux « fond vert » des défilés de vêtements très laids incarnant soi-disant la « tendance ». Nicolas Domenach en est réduit à jouer à « rumeurs/pas rumeurs » sur les coulisses de la politique, et Ariel Wizman à faire des sketches plus ou moins drôles. Quant à Anne-Elisabeth Lemoine, elle en est réduite à parler des programmes de télé…

En somme, on est passé d’une émission d’information avec un zeste de divertissement à un divertissement qui prétend faire de l’information, alors qu’il ne propose que du people, des scandales, et des vidéos youtube. Merci Bruce Toussaint, grâce à votre émission, je me sens intelligent, voir aérien… Je remercie également Canal + pour la mise en place du service « à la demande » qui me permet de regarder les sessions du Grand Journal que j’ai manquées à la place.

Il devient difficile, voir impossible de trouver une information indépendante de qualité. Edwy Plenel, ex-directeur de la rédaction du journal Le Monde, a bien essayé en créant Media-Part, mais ses prises de position engagées et affichées discréditent le côté « indépendant » de la théorie. Et le contenu du site également, pour les rares fois où je l’ai consulté. Bref, pour conclure sur une note optimiste, merci à Internet qui nous permet de choisir nos sources d’informations, grâce à des agrégateurs comme Google ou Yahoo Actualités, car ces plateformes nous offrent l’accès gratuit et illimité aux médias étrangers et à des blogs souvent bien plus consistants que la plupart des sites français.

Quelques nouvelles de Zorro, la comédie musicale

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J’ai un petit peu honte… Pour la première fois depuis longtemps, je n’ai rien publié sur un mois complet, à savoir le mois de septembre. Du coup, l’avantage, c’est que je ne peux que faire mieux.

La dernière fois que j’ai évoqué Zorro sur ce blog, le 21 juillet dernier, je vous ai fait un rapide compte-rendu de mon sentiment sur la conférence de presse donnée le mois précédent, en complément de celui que j’ai rédigé sur Musical Avenue. Entre temps, le premier clip extrait de l’album est sorti, et on ne peut pas qualifier cet opus de franche réussite :

Avec une réalisation assez pauvre et une version très trop commerciale, j’ai peur que la diffusion en masse du clip sur TF1 nuise davantage au spectacle qu’elle ne le serve. Trop peu de plans d’ensemble, et sur les quelques rares aucune contre plongée. Les chorégraphies flamenco sont très peu mises en évidence, c’est un peu dommage. Je confirme que la version scénique est autrement plus impressionnante, après ce qu’on a vu au premier showcase.

Les répétitions à l’académie Fratellini

Stage Entertainment organisait récemment une nouvelle présentation à l’académie Fratellini, lieu de répétitions des artistes. C’était le 7 octobre dernier, et j’ai eu la chance d’y aller avec Sophie, une de mes collaboratrices sur Musical Avenue. Bien entendu, nous avons rédigé un compte-rendu, mais nous avons aussi proposé un roman photos, et enfin et surtout, nous avons réalisé quelques interviews, de l’équipe créative, et de quelques-uns des artistes.

Par ailleurs, le site de la radio Chérie FM a publié récemment une vidéo de cet évènement que l’on peut retrouver ici. C’est une façon d’illustrer en images mes commentaires ci-après, donc regardez-là. En observant bien les journalistes du début, on peut même me voir (au milieu, avec plein de cheveux, vers la 25ème seconde). Entre parenthèses, ça me fait bizarre de me retrouver parmi des vrais journalistes quand je ne suis qu’un simple fan qui écrit pour le plaisir. Du moins pour le moment.

Les scènes présentées : c’est magnifique

Je tiens à le préciser tout de suite : après un showcase et une conférence de presse, j’étais déjà relativement séduit par le spectacle, sans même l’avoir vu. Cette nouvelle présentation, dans des conditions de répétition qui plus est, n’a fait que confirmer ce pressentiment positif. Dans les conditions particulières des répétitions, avec des quelques éléments de décor et des suggestions de costumes, nous avons eu droit à un ersatz très intéressant de ce que devrait donner cette comédie musicale sur scène. Et en présence des Gipsy Kings, s’il vous plait !

Au menu des festivités, qui ont duré une heure :

  • du théâtre. L’accent a clairement été mis sur le jeu, avec des artistes du monde du théâtre, plutôt comédiens chanteurs, comme Yan Duffas (rôle de Ramon, le méchant), ou encore Georges Beller (rôle du narrateur gitan et du père de Diego). Laurent Bàn, qui interprète Diego/Zorro, confirme l’accent fort mis sur l’écriture du livret, et sur l’intention assumée d’avoir de vrais moments de théâtre. Pour illustrer, on a vu une scène très intéressante entre Georges Beller et Yan Duffas, avec une intensité dramatique assez énorme.
  • du chant, évidemment. J’ai déjà évoqué le talent de Laurent Bàn et Liza Pastor dans l’article précédent, et il faut bien reconnaitre que Géraldine Larrosa affiche une maîtrise parfaite de son corps et de sa voix. On en attendait pas moins de la part d’une femme qui a joué Maria (West Side Story), Christine (The Phantom of the Opera), Belle (Beauty and the Beast) ou encore Sandy (Grease) en Espagne. Les artistes de l’ensemble dégagent également une puissance et une émotion intéressantes. La scène du bain et la chanson magistralement interprétée par Luisa, alias Liza Pastor, ainsi que les passages d’ensemble (« Bamboleo », « Baïla, Baïla ») illustrent bien cet aspect vocal.
  • de la danse, le fameux flamenco. Le fantasque Raphaël Amargo était présent, il a fait le show à plusieurs reprises, mais pendant les tableaux, on sent que les chorégraphies sont calées et bien assimilées par les artistes. La présence assez massive de danseurs-chanteurs espagnols a probablement du aider. Cependant, nos amis Eric Jetner (Cabaret), Léovanie Raud (Fame) ou encore Virginie Perrier (Cabaret) ne sont pas en reste. Et c’est tant mieux ! On a ainsi pu voir des chorégraphies flamenco enthousiasmantes sur  « Baïla, Baïla » ou encore le prologue.
  • de la cape et de l’épée. On aurait pu s’arrêter aux trois éléments précédents, mais ça ne suffisait pas à l’exigeant et talentueux Christopher Renshaw, metteur en scène du spectacle. Ainsi, ils ont fait appel à un très grand maître d’armes, Terry King, pour chorégraphier des combats à l’épée, donc on a eu un exemple très parlant en live, avec Laurent Bàn et Yan Duffas qui s’avèrent d’excellents escrimeurs. Laurent nous confiait même qu’il avait une scène d’escrime à deux mains !

L’équipe créative

J’avais déjà rencontré Christopher Renshaw lors de la conférence de presse de juin, et j’ai finalement pu le rencontrer avec quelques autres, à savoir Stephen Clark, l’auteur du livret et des paroles originaux et Eric Taraud, qui a adapté le spectacle en Français. La rencontre la plus intéressante est sans conteste celle de Stephen Clark, qui a notamment travaillé avec Alain Boublil et Claude-Michel Schönberg, créateurs des Misérables, sur la comédie musicale Martin Guerre, produite à Londres avec un certain Jérôme Pradon dans le rôle titre.

Je n’ai pas bien compris pourquoi les autres médias ne se sont que très peu intéressés à l’auteur du spectacle, qui a du coup répondu avec beaucoup d’enthousiasme à nos questions. C’est vraiment passionnant de pouvoir rencontrer ce personnage un peu effacé, dans l’ombre du fantasque metteur en scène, mais qui a un vécu et un talent indéniable. C’est une bénédiction d’avoir la chance d’accueillir ces « monstres » du musical en France, et j’espère que la qualité du travail soulignée par l’ensemble de la troupe se retrouvera ultérieurement dans les productions françaises.

Dans mon précédent article, je m’insurgeais contre l’association avec Isabel Allende, j’en ai donc profité pour demander à l’auteur le fin mot de l’histoire :

« Le projet du musical a démarré avant qu’Isabel Allende ne commence à écrire son roman (le projet musical a démarré en 2002, le roman est sorti en 2005 – ndlr). On nous a dit peu après qu’elle travaillait sur un roman [...] Nous avons discuté au téléphone de ce qu’elle faisait et quand je suis allé à San Francisco, j’ai passé beaucoup de temps avec elle à lui faire lire plusieurs brouillons du script. [...] Parfois nos histoires se chevauchent, parfois non. Nous avons davantage cherché à conserver l’âme, l’esprit de Zorro qu’à faire coller les deux trames. La narration du roman aurait été difficile à adapter en musical, et vice-versa. » (Source : Musical Avenue)

Dans la réalité, les deux histoires ont donc été écrites simultanément. Isabel Allende a clairement eu un rôle consultatif dans l’écriture du scénario du musical, mais les deux trames sont très différentes. Les valeurs sont communes, et par exemple le personnage de Bernardo et Raphaël Moncada dans le roman se retrouvent dans l’idée dans le personnage de Ramon, figure fraternelle, d’un côté, tyran despotique, de l’autre. Cependant, comme je le pressentais, le fait d’affirmer que le musical est basé sur le roman est une arnaque intellectuelle, et surtout un joli coup marketing. Si vous écoutez bien ce que raconte Chérie FM dans la vidéo citée plus haut, vous noterez que le journaliste reprend gaiement que le spectacle est basé sur le livre. Je n’ai pas pu m’empêcher de mettre un petit erratum en commentaire !

Les artistes

J’avais déjà rencontré Laurent Bàn, Liza Pastor et Benoit de Gaulejac, et j’ai donc ajouté à mon palmarès Géraldine Larrosa, Georges Beller et Yan Duffas. Ce dernier, très sympathique, très humble, est surtout connu pour sa participation à plusieurs séries télévisées françaises (Equipe médicale d’urgence, pour la plus récente) et quelques longs métrages (7 ans de mariage, …). On le sent ravi d’être là, même s’il aurait adoré chanter plus. Il est très admiratif des artistes issus du milieu de la comédie musicale parisienne.

Mais ce n’est rien à côté de Georges Beller, dithyrambique à leur sujet (« Ce sont des stars », affirme-t-il). Manifestement très familier des médias, ce qui n’est pas étonnant au vu de ses expériences à la télévision (« Qui ne connait pas Georges Beller ? », a plaisanté Yan), c’était davantage un monologue qu’une interview, mais intéressant tout de même. Le spectacle semble vraiment lui plaire, et il est sensible à la dimension théâtrale poussée.

Géraldine Larrosa est très gentille, et a mis en perspective son expérience et le travail qu’elle a du fournir pour arriver sur Zorro. Raphaël Amargo a fait « sortir » son flamenco, elle a teint ses cheveux. Clin d’œil intéressant, quand je lui ai posé la question sur le destin de son personnage, elle a refusé de répondre, se fendant d’un « chut » complice et d’un joli sourire. Les artistes ont du recevoir des consignes strictes pour ne pas dévoiler l’histoire.

Enfin Laurent Bàn a confirmé la difficulté physique du rôle, et a remis en perspective ce rôle qu’il trouve bien plus complet et complexe que l’audition ne laissait présager, ce qui fait qu’il se sent extrêmement bien dans la troupe et dans le rôle. Et ça se voit, on dirait que c’est écrit pour lui ! Il nous a par ailleurs indiqué que l’album studio, qui sortira le 26 octobre prochain, propose des interprétations très différentes de ce qui sera demandé sur scène. Si j’ai correctement lu entre les lignes, j’ai eu la sensation que Laurent n’était pas très enthousiaste quand à l’album studio. Comme précisé plus haut, le premier clip n’est en effet pas spécialement rassurant.

Avec Sophie, nous avons également pu assister à une séquence insolite de choc culturel, pendant qu’on attendait Laurent Bàn pour l’interview. Raphaël Amargo, venu travailler sur le spectacle, était en grande discussion avec des membres de l’ensemble, et notamment l’une d’elle, française (je me demande après coup si ce n’était pas Léovanie Raud, mais je ne parierai pas grand chose là-dessus), qui se plaignait de la trop grande dureté du chorégraphe. Et lui d’expliquer avec son mélange d’Espagnol et de Français, avec la traduction de certaines personnes de la troupe qu’il était comme ça, sanguin, exigeant, dans son cœur. Un beau moment d’échange… et un choc culturel assez burlesque ! Espérons que tout soit rentré dans l’ordre…

Au prochain numéro, une nouvelle journée presse aux Folies Bergère le 4 novembre, puis le spectacle qui démarre le 6. En ce qui me concerne, j’ai déjà prévu d’assister à la représentation du 12 novembre. Vous retrouverez bien évidemment des informations exclusives sur ce blog, et bien sûr, sur Musical Avenue !


Crédits photos : Sophie Dussaussoy pour Musical Avenue

"Inglorious Basterds", magistralA moins d’être perdu au fin fond du désert, vous n’avez pas pu passer à côté du nouveau film de Quentin Tarantino, Inglorious Basterds. C’est désormais une tradition, chaque film du talentueux réalisateur constitue un évènement. Présenté pour la première fois au dernier festival de Cannes, ce film a valu à Christoph Waltz la palme du meilleur acteur. J’ai eu la chance d’assister à une séance jeudi soir dans une salle pleine à craquer en plein Paris. Verdict ?

Ça faisait un petit moment que je n’avais pas pris la peine d’écrire mes impressions sur un film, tout simplement parce que je n’ai pas vraiment été emballé par ce que j’ai pu voir récemment. J’ai vu de bons films, d’autres moins bons, mais rien qui n’arrive à la cheville du dernier opus de Tarantino. Certes, pour atteindre le niveau d’excellence de ce chef d’œuvre qu’est Pulp Fiction, il faudra encore patienter, mais cet Inglorious Basterds se défend très bien. Voilà le synopsis du film (source Allociné) :

Dans la France occupée de 1940, Shosanna Dreyfus assiste à l’exécution de sa famille tombée entre les mains du colonel nazi Hans Landa. Shosanna s’échappe de justesse et s’enfuit à Paris où elle se construit une nouvelle identité en devenant exploitante d’une salle de cinéma.
Quelque part ailleurs en Europe, le lieutenant Aldo Raine forme un groupe de soldats juifs américains pour mener des actions punitives particulièrement sanglantes contre les nazis. « Les bâtards », nom sous lequel leurs ennemis vont apprendre à les connaître, se joignent à l’actrice allemande et agent secret Bridget von Hammersmark pour tenter d’éliminer les hauts dignitaires du Troisième Reich. Leurs destins vont se jouer à l’entrée du cinéma où Shosanna est décidée à mettre à exécution une vengeance très personnelle…

Des ambiances uniques

Maintenant, tout le défi consiste pour moi à évoquer le film sans dévoiler de moments clés de l’intrigue… La première scène, qui met en scène Christoph Waltz dans le rôle du « Chasseur de Juifs » Hans Landa, rappelle les séquences psychologiques les plus glorieuses de Tarantino (un peu comme cette fameuse séquence de Samuel L. Jackson et John Travolta avec le hamburger dans Pulp Fiction) lance le film de la meilleure des façons. Il n’a définitivement pas son pareil pour créer des ambiances, et on se laisse volontiers porter par ce qui est en fait une sorte de comédie burlesque un peu trash, dans un contexte qui n’est pourtant pas si drôle.

En premier lieu, le défi relevé par Quentin Tarantino est étonnant : la langue de chaque personnage est respectée, ce qui fait que les Français parlent français, les Allemands parlent allemand et les Américains parlent anglais. C’est assez rare pour être signalé, et vous aurez compris qu’il faut impérativement voir ce film en version originale. Le degré de maîtrise linguistique des différents personnages constitue en effet un élément clé de la narration, le film basculant souvent parce que tel ou tel protagoniste ne comprend pas une des langues utilisées. Du point de vue du réalisme de la narration, c’est intéressant.

Un casting gagnant

J’en ai parlé plusieurs fois depuis le début de cet article : Christoph Waltz est sans conteste le métronome du film. Il dicte le rythme et se trouve à l’origine ou à la conclusion de tous les tournants de l’histoire. Tarantino a créé un personnage en tout point génial, et l’interprétation de l’acteur autrichien est tout à fait à la hauteur, rendant légitime sa palme d’interprétation au dernier festival de Cannes. Ce n’est probablement pas la dernière fois que l’acteur révélé par la série Derrick crève l’écran au cinéma…

Brad Pitt, tête d’affiche est plus en retrait et a un impact finalement assez limité sur l’histoire. Il n’en demeure pas moins que Tarantino, comme souvent, n’a pas son pareil pour saccager l’image des acteurs et les utiliser à contre-emploi. Ici, l’icône glamour se transforme en succulent paysan américain tueur de nazis un peu bourrin, et c’est assez jubilatoire. Au même titre, Diane Kruger est sublime dans son rôle d’actrice de la propagande du Reich œuvrant en réalité pour le compte de l’Angleterre.

Mélanie Laurent était probablement l’actrice française la plus qualifiée pour incarner cette jeune juive qui a vu ses parents se faire assassiner. Elle joue avec justesse cette victime au caractère fort et d’une froideur vengeresse imparable, et c’est probablement une actrice à suivre ces prochaines années, quoi que j’aimerais voir ce qu’elle donne dans des rôles un peu différents (elle s’était faite remarquer dans Je vais bien, ne t’en fais pas, dans lequel elle jouait également une forme de victime).

L’ensemble du casting est au diapason, je ne vais pas tous les citer, mais le réalisateur a réussi à choisir des interprètes aux multiples nationalités, polyglottes et talentueux. En même temps, il assez rare que Quentin Tarantino choisisse de mauvais acteurs pour ses films.

En somme, un film à voir

Bref, vous l’aurez compris, je suis plutôt emballé. J’étais quelque peu déçu des dernières superproductions hollywoodiennes ces derniers temps, qui manquent totalement d’audace et d’originalité, et dans ce contexte, Tarantino fait du bien. Le rythme est soigné, même si, en comparaison avec ses films précédents, la bande son est un peu moins présente.

[Attention spoiler]Concernant le film, mon seul regret réside dans l’absence d’une séquence durant laquelle les « Basterds » auraient visité le cinéma de Shoshanna un peu avant l’opération Kino… Cela aurait donné une scène intéressante psychologiquement et dans l’ironie de l’histoire, avec des personnages ayant le même objectif, et qui finalement finissent malgré eux par collaborer.[fin du spoiler] Peut-être se retrouvera-t-elle dans les bonus d’un DVD que je ne manquerai pas d’acquérir !

Donc voilà, en deux mots : courez-y !

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